
Je m'appelle Maxime Lullier, 28 ans. Je suis titulaire d'un master (bac +5) en éthologie et j'ai créé en 2012 l'entreprise CynOccitan dédiée principalement à l'aide des particuliers concernant le comportement et l'éducation de leurs chiens.
Avant de commencer ce projet, j'ai travaillé 3 ans sous la supervision d'Adam Miklosi (directeur du département d'éthologie de Budapest) au sein du Family Dog project, un des plus important laboratoire au monde concernant le nombre de publications scientifiques sur le comportement du chien.
L'éthologie est une discipline scientifique issue de la biologie qui s'intéresse au comportement animal et au comportement humain. Mon sujet de recherche à cette époque portait sur les effets de la fréquentation des clubs d'éducation canine sur les performances socio-cognitives (communication maître-chien) et les performances de résolution de problème chez le chien.
Le travail de chercheur est composé de plusieurs étapes: la recherche bibliographique (quelle question vais je me poser?), la recherche de financements, la mise en place et la conduite d'expériences, l'analyse des résultats et la diffusion des résultats (dans des journaux internationaux à comité de lecture et lors de conférences). Dans mon cas, j'ai mené pendant près de 3 ans des expériences sur des chiens appartenant à des particuliers en Hongrie ce qui m'a permi de présenter mes résultats lors du 3e Canine Science Forum ayant eu lieu à Barcelone en 2012.
Suite à cette expérience de vie, j'ai décidé de revenir en France et d'exercer le métier d'éducateur canin et de comportementaliste dans la région de Montpellier.
Pourquoi ce choix?
Avant de partir pour Budapest, j'ai passé deux années universitaires à Rennes dans le cadre du Master recherche Comportement Animal et Humain. En parallèle de mes études j'ai été éducateur canin bénévole au Club Canin de Rennes-Cesson (affilié à la Société Centrale Canine) chaque week-end. J'ai adoré ça! Outre le fait de pouvoir constater sur le terrain ce qu'on nous apprenait sur les bancs de l'université la semaine, aider les gens, et les voir revenir la semaine suivante le sourire aux lèvres parce qu'enfin leur chien écoutait était extrèmement gratifiant. La recherche est un métier passionnant mais malheureusement trop refermé sur lui-même. Les rencontres entre chercheurs et personnes du terrain sont encore trop peu nombreuses et les particuliers bénéficient des résultats de nos recherches près de 10 ans après leur parution (dans le meilleur des cas).
Ma vocation a toujours été d'aider les gens à mieux comprendre leur compagnon, à mieux vivre avec leur chien. Je pense aujourd'hui que c'est par le métier d'éducateur canin que je suis le plus à même d'atteindre cet objectif.